Appelé à la rescousse pour intégrer le staff des All Blacks en tant que consultant à la veille de la Coupe du monde au Japon (20 sept.-2 nov.), Dan Carter, par ce retour, confirme l’existence d’un malaise chez les doubles champions du monde en titre.

Dire qu’il y a le feu chez les All Blacks serait un brin exagéré. Après tout, ne pas remporter le Rugby Championship dans une année de Coupe du monde n’est pas une première, le cas de figure s’était même présenté en 2011 et 2015 (*). Sans que cela n’empêche la Nouvelle-Zélande de s’adjuger les deux derniers titres mondiaux.

Mais la perte du leadership dans le concert des nations de l’hémisphère sud, qui ne s’est pas accompagnée d’une autre destitution avec le maintien à la place de numéro un mondial au classement World Rugby (le pays de Galles, défait en Angleterre, avait l’opportunité de mettre fin à une décennie de domination), a frappé les esprits avec la déroute historique des joueurs de Steve Hansen à Perth face au rival australien (47-26). Jamais les Blacks n’avaient subi pareille rouste.

« A Perfect 10 »

Suffisamment grave, après deux premières prestations sans relief face à l’Argentine (victoire 20-16) et contre l’Afrique du Sud (16-16), pour que tout un pays s’inquiète sur la capacité de son équipe nationale à défendre sa double couronne lors de la Coupe du monde au Japon (20 septembre-2 novembre), qui s’annonce. Et que les dirigeants de la Fédération néo-zélandaise (NZRU) ne cherchent un moyen de relancer la belle mécanique enrayée au moins autant qu’à calmer cette inquiétude.

Le pompier de service a fière allure, puisqu’il n’est autre que Dan Carter qui, à 37 ans et du haut de ses 112 sélections, n’a plus les jambes pour remettre le maillot noir sur le terrain. Mais le double champion du monde, élu trois fois meilleur joueur de la planète et dont l’aura est consacrée actuellement sur les grands écrans à travers un documentaire à sa gloire, intitulé « A Perfect 10 » (« Un 10 parfait »), possède une expérience unique, dont doivent profiter les deux actuels meneurs de jeu que sont Beauden Barrett et Richie Mo’unga, dont la nouvelle cohabitation dans le même quinze de départ ne portent pas ses fruits.

« Je me réjouis vraiment de l’avoir ici pour qu’il discute avec nos créateurs de jeu, a apprécié l’assistant-coach Ian Foster sur le site internet des All Blacks. Il a beaucoup d’expérience en Coupe du monde (Carter en a joué quatre : 2003, 2007, 2011 et 2015), et je voulais l’avoir autour de nous, pour parler notamment à Beauden et Richie sur ce que cela signifie de guider une équipe à travers une campagne mondiale où les attentes sont hautes. Qui de mieux que lui pour raconter cette histoire ? » Carter devra vite trouver les mots, à trois jours de la revanche de la Bledisloe Cup face aux Wallabies samedi, à Auckland (9h35).  

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(*) A chaque fois l’Australie avait pris le meilleur sur la Nouvelle-Zélande.

http://www.sports.fr/rugby/coupe-du-monde-2019/articles/rugby-carter-revient-en-pompier-chez-les-blacks-2550329/

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