Christian Coleman n’a pas déçu samedi, en finale du 60m des championnats du monde en salle. Avec une victoire en 6″37, il a réussi le deuxième temps de l’histoire, à trois centièmes de son record du monde d’il y a deux semaines (aux championnats américains).

C’est la première fois de l’histoire que les trois premiers d’un 60m descendent sous les 6’’50. Samedi soir à Birmingham, la finale s’est même jouée sous les 6’’45 ! L’année est totalement folle pour le sprint en salle, puisque la dernière course où le troisième était à 6’’50, c’était il y a deux semaines. Le fameux jour du record du monde pour Christian Coleman, 6’’34, qui avait devancé Ronnie Baker (6’’40) et Michael Rodgers (6’’50) aux championnats américains. Coleman, champion du monde en 6’’37, a égalé sa deuxième propre meilleure performance de tous les temps.

Cette fois, le Chinois Bingtian Su est venu s’intercaler à 6’’42, 10e meilleur chrono de l’histoire et cinquième sprinteur. Ronnie Baker termine lui troisième en 6’’44 (17e performance de tous les temps). Coleman pose les bases: « J’ai une bonne chance de mener le sport dans cette époque post-Usain Bolt. Mais comme je l’ai déjà dit plein de fois, beaucoup d’autres ont le talent. » Il est là, l’enjeu. Qui pour remplacer Bolt ? Coleman est déjà vice-champion du monde derrière Justin Gatlin. Mais contrairement à la légende jamaïquaine, il a un petit gabarit (1,75m) et fait donc de l’indoor, en plus. Son départ est saisissant. S’il travaille les 50 derniers mètres, attention !

Baker: « C’est l’heure de l’Amérique »

« Je ne m’habituerai jamais au sentiment de la victoire, assure-t-il après son premier grand titre international. On travaille si dur, on donne tellement à la course, vous n’êtes jamais fatigué de ça. C’est toujours un super feeling et je suis excité. Je ne visais pas un record du monde, mais je sais que j’ai beaucoup travaillé et exécuté à l’entrainement. Quand j’ai mis les choses ensemble en meeting, des choses spéciales sont arrivées. » Spéciales, oui, comme faire tomber ce record du monde de Maurice Greene vieux de 20 ans (6’’39 en 1998), déjà battu en janvier (6’’37) et donc amélioré il y a deux semaines.

« Je dois continuer à travailler pour rester au top. Et saisir les opportunités de prendre les médailles d’or. Vivement la saison en plein air… Je ne me mettrai pas de limite, on va juste voir ce qu’il se passe. » Ce qu’il risque de se passer, c’est déjà un beau duel à suivre avec les deux garnements: Su, « l’ami de Liu Xiang » (comme il s’annonce lui-même), mais il est un peu plus âgé (28 ans) ; et surtout son pote Ronnie Baker, qui développe une forte fibre patriotique: « Il a mis la barre haut. Chacun va essayer de l’attraper, mais c’est l’heure de l’Amérique. » Il y a encore un certain temps avant le vrai prochain juge de paix, les Mondiaux 2019 à Doha. Le temps d’être encore plus forts. Coleman aura 23 ans, Ronnie Baker 25. Et Bolt 33, mais il regardera ça tranquillement de son canapé.

http://www.sports.fr/athletisme/articles/mondiaux-salle-60m-m-coleman-ca-decoiffe-2101997

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