C’est en larmes qu’il a fait cette annonce, à Melbourne, à trois jours du coup d’envoi de l’Open d’Australie. Très ému, l’ancien numéro un mondial Andy Murray, 31 ans, a déclaré vendredi qu’il comptait prendre sa retraite cette année en raison d’incessantes douleurs à la hanche droite, qui lui font vivre un calvaire depuis de longs mois. « Wimbledon est l’endroit où j’aimerais arrêter de jouer, mais je ne suis pas certain que je pourrai le faire », a glissé le Britannique, une nouvelle fois trahi par son corps. Si cela ne suffira pas à le consoler, Murray peut se dire que, dans le monde du tennis, il n’est malheureusement pas le premier à devoir mettre un terme prématuré à sa carrière pour cause de pépins physiques.

La situation rencontrée actuellement par Andy Murray ne peut que rappeler celle vécue avant lui par Gustavo Kuerten. Triple vainqueur de Roland-Garros (1997, 2000 et 2001), classé numéro un mondial en 2000, le Brésilien a dû composer avec des blessures tout au long de sa carrière, jusqu’à ce que la douleur le pousse à ranger définitivement sa raquette en 2008. « J’ai atteint ma limite compte tenu de ma condition physique », confiait-il alors, après être retombé au 679e rang mondial. Il a été contraint de jeter l’éponge à cause de problèmes répétés aux hanches, qui se sont déclenchés dans la foulée de son troisième sacre à Roland. Ses opérations successives ne lui avaient jamais permis de retrouver son meilleur niveau.

De Nalbandian à González

Comme Murray et Kuerten, Lleyton Hewitt a lui aussi été accompagné tout au long de ses succès et de ses périodes moins dorées par des blessures à répétition, en particulier aux pieds et aux hanches. « C’est frustrant, car je jouais bien mais la douleur est trop forte », expliquait-il ainsi en janvier 2010 après avoir dû à nouveau passer sur la table d’opération pour tenter de soigner une hanche droite bien décidée à contrecarrer ses plans. Pourtant cassé de partout, l’Australien a toujours affiché une capacité impressionnante à surmonter la douleur et à rester debout malgré les opérations. Preuve en est, deux ans après avoir arrêté sa carrière en simple, il a fait son retour en double sur quelques tournois en début d’année 2018.

David Nalbandian, lui, n’a pas prévu de tenter un improbable come-back. Le droitier argentin, réputé pour son jeu spectaculaire et son revers à deux mains, a suffisamment souffert au cours de sa carrière pour en redemander. « C’est un jour difficile pour moi. C’est un jour triste, mais mon épaule n’en peut plus. Elle ne me permet pas de continuer ma carrière. Ce qui m’arrive en ce moment n’est pas facile à vivre, mon épaule ne m’aide pas à m’entraîner comme je le devrais pour jouer sur le circuit », avait-il déclaré au moment d’annoncer sa retraite en octobre 2013. Déjà éloigné des courts pendant huit mois en raison d’une blessure à la hanche en 2009, il ne pouvait plus faire face aux exigences du haut niveau après avoir dû être opéré de l’épaule droite au printemps 2013.

Fernando González avait tenu un discours similaire en février 2012 lorsqu’il avait officialisé son départ à la retraite. « Ces derniers mois ont été très difficiles pour moi. J’ai réalisé que je n’avais plus l’énergie nécessaire pour continuer. Je me suis dit que si je ne pouvais plus être à 100%, il était temps de passer à autre chose », avait souligné le Chilien, ex-numéro cinq mondial, vainqueur de onze titres et triple médaillé olympique en 13 ans de carrière. Redouté pour la puissance de son coup droit, il a été handicapé pendant plusieurs saisons par des blessures aux hanches et aux genoux. Tout comme Magnus Norman ou encore Tommy Haas, qui ont respectivement pris leur retraite en 2011 et 2018 après avoir été eux aussi broyés par les blessures. Murray, lui, espère pouvoir tenir jusqu’à juillet prochain pour pouvoir finir chez lui, à Wimbledon.

https://rmcsport.bfmtv.com/tennis/comme-andy-murray-ils-ont-du-dire-stop-a-cause-de-blessures-1609470.html

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