Quels moyens pour le MMA?

La Fédération française de boxe a présenté ce vendredi la façon dont elle veut accompagner le MMA dans son développement dans l’Hexagone. Les arts martiaux mixtes disposeront ainsi de leur propre budget. Chaque décision sera prise par un collège de représentants au sein de l’instance, comprenant notamment des athlètes mais aussi des fédérations déçues lors de la manifestation d’intérêt (lutte, fédération sportive et gymnique du travail, karaté, kick-boxing et muay thaï, savate boxe française).

Cadre technique à la FF Boxe mais aussi entraîneur de l’équipe de France de MMA amateur, Lionel Brézéphin a été nommé référent du dossier MMA. En mars, les premières assises du MMA permettront de rassembler les idées en vue d’un lancement réussi. Arnaud Romera, président de la ligue professionnelle de boxe, estime même que le MMA pourrait s’émanciper « d’ici 3 ou 4 ans ».

Quelles propositions dans les clubs?

En septembre prochain, les futurs clubs accueilleront leurs premiers licenciés de MMA. Pour pratiquer ce sport, une licence sera nécessaire dès l’âge de six ans. Sur le modèle du judo, les enseignements pédagogiques, qui sont en cours d’élaboration, se baseront avant tout sur des exercices de mobilité, de proprioception et de développement des habilités techniques.

Les percussions seront en revanche interdites en-dessous de 18 ans. La progression technique sera validée par un système de grades.

La Fédération de boxe et le MMA auront également deux autres chantiers importants à gérer dans les mois à venir, sur la labellisation des clubs et l’encadrement des publics. Deux diplômes pourraient voir le jour afin d’encadrer la discipline et se trouvent toujours à l’étude, un pour les simples accompagnateurs en club, un autre pour les coachs.

A quand la première compétition?

Il semble difficile de donner une date précise pour la première compétition de MMA en France. Les premiers pratiquants amateurs doivent d’abord rejoindre les clubs. Ce n’est donc qu’une fois la rentrée de septembre passée qu’il sera possible de tester les premiers rendez-vous.

Le modèle, lui, est déjà défini et se veut progressif avec trois classes: C, B et A. La compétition commence au niveau C, sans frappe au sol, puis le combattant grimpe au niveau B puis A grâce à un système de points.

Le monde professionnel doit aussi faire preuve de patience avant de connaître son premier événement d’envergure. L’événement ARES 2, un temps envisagé à Paris pour le 21 mars, se déroulera finalement à Bruxelles le 4 avril. Si bien qu’il faudra probablement attendre le mois de novembre 2020 pour voir l’UFC débarquer dans la capitale tricolore. La France possède des combattants de valeur et prometteurs à l’image de Ciryl Gane, grand espoir dans la catégorie des poids lourds au sein de l’UFC.

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La Fédération française de boxe va enfin mettre à disposition du MMA son réseau médiatique (cinq chaînes diffusent actuellement de la boxe professionnelle). Le moment venu, la première réunion professionnelle de MMA sera forcément une attraction après vingt ans d’attente pour la légalisation.

https://rmcsport.bfmtv.com/boxe/comment-va-se-derouler-concretement-l-arrivee-du-mma-en-france-1854067.html

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