Puisque la Coupe Davis va disparaître, pourquoi ne pas marquer le coup? Si l’équipe de France lève le Saladier d’Argent pour la 11e et dernière fois de son histoire dimanche, ce sera forcément historique. Une seule équipe dans cette compétition a réussi à gagner après avoir perdu ses deux premiers simples (l’Australie face aux Etats-Unis en 1939). Inexistante vendredi après les deux premiers matchs, la bande de Yannick Noah a réalisé une partie du chemin. 

L’énorme ambiance de Pierre-Mauroy

Récents finalistes du Masters et n°1 mondiaux du double, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut ont assuré leur part du travail en battant la paire Ivan Dodig-Mate Pavic (6-4, 6-4, 3-6, 7-6). Cela aurait pu tourner plus court que les 3h38 de temps de jeu final. Ils menaient deux sets à zéro, 2-0 et balle de break dans la troisième manche. Puis, l’épaule fragile de Herbert et un coup de moins bien ont remis les Croates dans le coup pour faire parcourir un gros frisson dans les travées du stade Pierre-Mauroy. 

C’est finalement cette sensation de n’être que sur un fil qui a redonné un vrai emballement à cette rencontre. Le public s’est emporté, comme cela n’arrive jamais hors Coupe Davis. Sur la mise en jeu de Pavic à 6-5 dans le quatrième set, la France s’est procurée trois balles de match. Ce n’était pas la Bombonera, ni le Monumental (où aura lieu la bouillante finale de Copa Libertadores, entre River et Boca, ce samedi sur RMC Sport). 

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Mais la bronca et le chauvinisme du public français ont fait monter l’ambiance, Pavic narguant les spectateurs tout en invitant les représentants croates à faire monter les décibels. Ce qu’ils ont fait au plus grand plaisir de tout le monde. Pavic a eu les nerfs très solides pour s’en sortir et sauver ces trois balles de match. Il n’a rien pu faire sur la quatrième des Bleus, dans le tie-break. Cette ambiance de folie a fait naître quelque chose dans ce week-end. 

« La remontée du siècle » de Noah

Mahut assure n’avoir « jamais vu ça » et Yannick Noah, capitaine de l’équipe de France, s’est remis à y croire. « On n’est pas encore mort, a-t-il lâché. C’est un très bon sentiment, on va essayer de faire la remontée du siècle. » Il doit maintenant se creuser la tête avec son staff médical et ses joueurs pour trouver les meilleures solutions pour les simples de demain. Blessé vendredi, Tsonga est incertain. Lucas Pouille postule pour l’un des deux simples, tout comme Jérémy Chardy, voire Pierre-Hugues Herbert. 

Hagelauer: « Il faut y croire »

Ils ont une nuit et quelques heures encore pour choisir le casting d’acteurs capables d’écrire l’histoire. « Il faut y croire, conclut Patrice Hagelauer, ancien DTN et ancien entraîneur de Yannick Noah. C’est une rencontre de Coupe Davis. Sur le papier, cette équipe (la Croatie) est vraiment très forte mais c’est la Coupe Davis, on est en France, il faut y croire. »

https://rmcsport.bfmtv.com/tennis/coupe-davis-les-bleus-en-route-pour-la-remontee-du-siecle-1573645.html

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