La garde à vue se poursuit pour Bernard Laporte. Le président de la Fédération française de rugby est toujours ce mercredi matin dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance économique. Et il pourrait y rester encore quelques heures. Le dirigeant de 56 ans est soupçonné d’avoir usé de son influence en faveur du club de Montpellier, présidé par Mohed Altrad, l’un des grands soutiens financiers du rugby français. Sa garde à vue a débuté mardi vers 9h30 mardi et pourrait se prolonger jusqu’à jeudi matin, la garde à vue pouvant aller jusqu’à 48h.

Mohed Altrad, propriétaire du MHR et sponsor officiel du XV de France, a également été placé en garde à vue par la police financière. Tout comme Claude Atcher, le directeur général du Mondial 2023 et deux hauts responsables de la FFR: Serge Simon et Nicolas Hourquet. A l’issue des auditions, le parquet national financier peut décider de poursuivre l’enquête préliminaire, d’ouvrir une information judiciaire confiée à des juges d’instruction, ou de mettre un terme aux investigations. Dans ce cas, il peut décider de classer le dossier sans suite ou de renvoyer les protagonistes au procès.

Les élections de la FFR prévues le 3 octobre

Dans cette affaire, Laporte est soupçonné d’avoir favorisé Montpellier en intervenant en 2017 auprès de la commission d’appel de la FFR pour faire diminuer des sanctions contre le club héraultais. Il s’en est toujours défendu, même s’il a reconnu avoir téléphoné le 30 juin au président de la commission, Jean-Daniel Simonet.

Des inspecteurs généraux du ministère des Sports auraient également établi, dans un rapport transmis à la justice, que les décisions de la commission ont été « modifiées », entre les 29 et 30 juin 2017, à des dates en lien avec ce coup de fil. Le patron du rugby français a dénoncé mardi un calendrier judiciaire « révoltant » dans un courrier adressé aux clubs, alors qu’il brigue sa propre succession à la tête de la FFR le 3 octobre prochain.

https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/ffr-laporte-toujours-en-garde-a-vue-dans-l-affaire-altrad-1980702.html

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