A l’heure de démarrer le Mondial, l’équipe de France est en ordre de marche. Double-champions du monde en titre, les Bleus s’avancent avec une étiquette de favoris, et ce malgré l’absence (provisoire ?) de Nikola Karabatic. Le point avec Vincent Gérard, le gardien de but de cette équipe.

Vincent, avez-vous hâte de démarrer ce Mondial ? 
On a à coeur d’y être, oui. On a démarré la préparation le 26 décembre quand même. Les matches amicaux, c’est sympa, ça permet de se rôder, ça permet d’avoir des repères, de la confiance, mais maintenant on a envie que ça démarre. Il y a cette petite pression qui monte, c’est de la bonne pression. Place à la partie intéressante. (sourire) 

Vous êtes double-champions en titre, dans quel costume arrivez-vous ?
On a quand même perdu Daniel Narcisse et Thierry Omeyer depuis le dernier Mondial. Quand tu perds toute cette expérience, c’est difficile. Maintenant, on a une équipe dense en qualité, mais ça reste une équipe jeune. Je ne sais pas si nous sommes les favoris incontestés, mais il est sûr qu’on est taillés pour aller loin. On y va pour ça. A nous d’embêter tout le monde.

Une ombre plane au-dessus de cette équipe, celle de Nikola Karabatic…
 Quand il te manque le meilleur joueur du monde, forcément, ça compte… Après, ça fait un petit bout de temps qu’il est blessé et tout le monde a bien intégré ça. Quand on a fait la préparation, on ne l’a pas faite en se disant « Niko/Pas Niko », on l’a faite en se disant qu’il ne serait pas là. C’est le quotidien d’un sportif de haut niveau de faire avec les blessures. Les autres équipes ont des blessés, nous aussi. A nous de donner le meilleur avec notre effectif.

Pensez-vous à la possibilité de le voir revenir ?
Honnêtement non. On s’est construit comme ça et on n’a pas de nouvelles dans ce sens. Ce ne serait pas bon d’y penser et de compter sur un éventuel retour même si on connaît ses qualités et sa capacité à revenir de blessure rapidement. Maintenant, on n’y pense pas et on fera avec nos armes.

Vous allez aborder le premier tour avec un match phare, celui programmé face à l’Allemagne, le pays hôte…
Ce sera le 4e match en cinq jours, donc il se passera pas mal de choses d’ici là. Après, ça reste un grand match à jouer, et il faut le prendre comme cela. Quand on fait du sport, c’est pour ce genre de moments avec des grandes salles, de grosses ambiances. Ça reste quand même l’Allemagne, le pays du handball. Mais avant cela, il faudra se défaire du Brésil, de la Serbie et de la Corée réunifiée. On va faire match après match et puis on verra comment aborder ce choc.

Plus personnellement, comment avez-vous vécu cette préparation ? Avez-vous repris un peu de confiance ?
De la confiance je ne sais pas. Clairement la semaine de vacances entre la fin du championnat et le stage a fait beaucoup de bien. Ensuite, le fait de repartir sur autre chose, ça fait aussi du bien. Après je ne pense pas être en manque de confiance. J’ai eu des moments compliqués mais ça arrive à tout le monde de connaître ce genre de moments. Maintenant, j’ai remis le pied à l’étrier avec cette prépa, et je me sens très bien.

http://www.sports.fr/handball/mondial/articles/gerard-quand-il-te-manque-le-meilleur-joueur-du-monde-2363006/

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