Seul candidat à sa propre succession, Gianni Infantino a été réélu à la présidence de la Fifa par acclamations mercredi, à Paris. Un congrès qui a vu la réintroduction du mot corruption dans le code éthique de l’institution !

Puisqu’il était tout simplement le seul et unique candidat à sa propre succession, c’est sans le moindre suspense que Gianni Infantino a été réélu ce mercredi pour un deuxième mandat à la présidence de la Fédération internationale de football (Fifa) par les 211 représentants de ses Fédérations affiliées. 

A Paris, où elle est réunie en congrès à la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde en France (7 juin-7 juillet), l’instance a plébiscité par acclamations et pour 4 années supplémentaires à sa tête celui qui avait succédé à Sepp Blatter en 2016. « Merci à ma famille, à ceux qui m’aiment et ceux qui ne m’aiment pas, moi j’aime tout le monde aujourd’hui« , a commenté à chaud l’Italo-Suisse.

« C’est tolérance zéro ! »

« Ces trois dernières années n’ont pas été parfaites. J’ai fait des erreurs, certainement, j’ai essayé d’améliorer les choses pour qu’elles soient meilleures« , avait déclaré dans son discours inaugural celui qui ne peut que se réjouir de « la solidité financière » de son organisation, dont les revenus sont passés de 4,6 milliards à 6,4 milliards de dollars sur la période 2015-2018, « dans une période où personne ne voulait s’associer avec la Fifa« . « Mais aujourd’hui, en ce jour d’élection, personne ne parle de crise, de scandales, ou de corruption. On parle d’une organisation qui parle de football. » Et ne craint surtout pas de développer ses recettes à travers l’élargissement de la Coupe du monde de 32 à 48 équipes, en 2026, ou encore la création d’une nouvelle Coupe du monde des clubs à l’horizon 2021. 

Infantino, fort d’un tel plébiscite, avait pu plaider son bilan, après la crise de gouvernance consécutive au scandale de corruption, qui avait entraîné la démission de Blatter : « Chers amis, merci. Parce que c’est seulement grâce à vous que l’on a pu transformer la Fifa, en une nouvelle Fifa. Une organisation qui, aujourd’hui, est synonyme de crédibilité, de confiance, d’intégrité. »

C’est dans ce contexte qu’Associated Press révélait à la veille de ce congrès la réintroduction annoncée du mot « corruption » dans le code d’éthique de l’institution ! Où l’on apprenait en effet que celui-ci avait été retiré en juin dernier, officiellement… pour des raisons linguistiques. Quand le patron du football mondial évoquait lui un simple malentendu.

Ce fléau de la corruption était encore d’actualité pas plus tard que le mois dernier avec la suspension pour dix ans et une amende de 500 000 francs suisses de Chabur Goc Alei, le président de la Fédération de football du Soudan (*). Et pourtant, pour Infantino, « il n’y a plus de possibilités pour la corruption. C’est tolérance zéro ! Ce qui s’est produit ne doit plus se répéter. Cela doit être clair pour ceux qui sont dans cette salle et en dehors« , a-t-il prévenu.    
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 (*) Le dirigeant avait détourné une partie des fonds versés par la Fifa à sa fédération.

http://www.sports.fr/football/divers/articles/fifa-infantino-reelu-le-mot-corruption-de-retour-2490398/

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