L’Espagne n’a jamais mené face à la France samedi soir, lors du premier match du tour principal du Mondial (groupe E). Les Bleus se sont imposés 33-30 et gardent donc les demi-finales en ligne de mire.

On savait que les Bleus avaient le droit de perdre contre l’Espagne, mais ce n’était pas tout à fait le but du jeu. Un premier match de tour principal est toujours déterminant en vue de la qualification pour les demi-finales, et l’équipe de France l’a parfaitement négocié en s’imposant de trois buts (33-30). On a eu peur en début de seconde période, quand les Espagnols sont revenus à égalité pour la première fois depuis le coup d’envoi, mais les hommes de Didier Dinart ont eu l’excellente idée de reprendre très vite un gros écart.

Lorsque les champions d’Europe ont ramené le score à 18-18, alors qu’ils avaient toujours été menés depuis le coup d’envoi, plusieurs facteurs se sont additionnés. L’Espagne a immédiatement tenté de sortir le gardien pour amener un joueur de champ supplémentaire, et grand mal lui en a pris puisque les Français ont remis quatre buts d’affilée (22-18). Et quelques minutes plus tard, il y a aussi eu Melvyn Richardson, lancé avec bonheur par Dinart et qui a globalement dynamité le jeu offensif des Bleus.

Richardson: « On a les armes »

« C’est un match plein, j’espère que ça va nous servir pour la suite, savoure le fils de Jackson (sur beIN SPORTS), auteur de quatre buts lors du dernier quart d’heure. On a les armes pour aller le plus loin possible. » « On est tous heureux d’être là, résume le gardien Vincent Gerard. On sait qu’on a une équipe à fort potentiel, mais il faut le démontrer sur le terrain au quotidien. On prend un peu plus de buts dans les 10 dernières minutes, on bégaie un peu… Mais c’est une vraie satisfaction. » Et c’est aussi, bien sûr, une revanche. Ferran Sole a beau avoir inscrit 11 buts, le collectif bleu a fait la différence (Ludovic Fabregas et Dika Mem finissent meilleurs buteurs de l’équipe avec six réalisations).

Dinart, tout de suite après la rencontre, rappelait que ses joueurs avaient été passifs et baladés lors de cette fameuse demi-finale de l’Euro, l’an dernier à pareille époque. Et qu’il fallait donc mettre de la densité. C’était la recette gagnante, celle qui élimine aussi quasiment l’Espagne de cette course aux demi-finales. A une minute du terme, la Roja est revenue à deux buts et Cyril Dumoulin a sorti un arrêt déterminant de la jambe pour empêcher une fin de match beaucoup trop stressante. Place à l’Islande dès dimanche, avant le dessert face à la Croatie mercredi. Espérons alors que les comptes seront bons.

http://www.sports.fr/handball/mondial/articles/mondial-la-revanche-qu-il-fallait-2370818/

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