L’équipe de France féminine va disputer dès vendredi son premier championnat d’Europe depuis 2013. Avec un groupe (déjà) tourné vers les Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Pendant que les Bleus de Laurent Tillie montait sur le toit de l’Europe en 2015, l’équipe de France féminine, elle, n’était pas qualifiée pour son championnat d’Europe, la même année. Quelque peu à la traîne sur le plan des résultats, si l’on compare aux autres sélections tricolores en sport collectif, les Bleues se reconstruisent depuis un an sous la houlette du technicien belge Emile Rousseaux, nommé sélectionneur, et porteur d’un projet intitulé « Génération 2024 ». Sa mission est de bâtir l’équipe qui disputera les Jeux Olympiques de Paris, pour laquelle la France est qualifiée d’office.

La première étape de ce chantier a été un succès, puisque les Bleues ont brillamment décroché leur billet pour cet Euro 2019, leur première grande compétition depuis l’Euro 2013, en survolant leur groupe de qualification (6 victoires en 6 matches). Le staff a en plus réussi à intégrer de très jeunes joueuses, dont certaines sont du voyage en Turquie cet été (Moreels, Sylves, Gelin), aux côtés de titulaires à peine plus âgées, comme Helena Cazaute (21 ans) ou Juliette Fidon (22 ans), qui ont plusieurs saisons professionnelles derrière elles. « Parmi tous ceux qui ont vu jouer Manon Moreels, on ne trouvera personne pour douter de son potentiel, explique Emile Rousseaux sur le site de la FFVB. Au départ, l’idée était de l’intégrer dans le projet Génération 2024 pour la mettre dans le bain, mais vu les choses très intéressantes qu’elle a montrées lors des matchs de préparation, elle a mérité d’avoir sa sélection. »

Un saut dans l’inconnu

Les Bleues, qui ont bien négocié leurs rencontres de préparation (10 victoires en 12 matches), ont pourtant hérité d’un groupe très difficile. Elles affronteront notamment la Serbie, championne du monde et championne d’Europe en titre, la Turquie devant son public, et la redoutable Bulgarie, son premier adversaire vendredi à Ankara (13h30). La Grèce et la Finlande seront morceaux plus digestes, a priori, mais il faudra avaler le tout dans un timing hyper serré, avec cinq rencontres placées en l’espace de six jours. Un test grandeur nature, un vrai !

« Cela fait depuis 2013 que l’équipe de France n’a plus joué de Championnat d’Europe, donc pour beaucoup de filles, c’est une première, l’objectif est avant tout de montrer les progrès qu’on a pu faire ces derniers temps, explique Christina Bauer, l’une des trois joueuses à avoir déjà disputé un Euro, avec Mallory Caleyron et Alexandra Dascalu. Il n’y a pas forcément d’objectif de résultats clairement affiché, si ce n’est celui de désormais se qualifier à chaque fois pour le Championnat d’Europe pour jouer le plus souvent possible contre les meilleures équipes et continuer à progresser. Maintenant, toutes les équipes veulent gagner le plus de matchs possible et aller le plus loin dans la compétition, c’est aussi notre cas. On a un premier match vendredi contre la Bulgarie, une équipe que nous n’avons pas affrontée depuis longtemps, c’est difficile de savoir à quel niveau on aura à faire, même si on sait qu’elles ont une très bonne attaquante, Vatsileva, qui a joué dans les meilleurs clubs en Europe, on verra quel jeu on va réussir à produire contre une équipe comme ça. On se jette un peu dans l’inconnu, mais on aura à cœur de montrer le meilleur visage possible. »

La liste des Bleues pour l’Euro:
Passeuses: Nina Stojiljkovic (22 ans, Maribor/Slovénie), Mallory Caleyron (30 ans, Paris)
Réceptionneuses/attaquantes: Helena Cazaute (21 ans, Mulhouse), Juliette Fidon (22 ans, Leginowo/Pologne), Manon Moreels (18 ans, IFVB), Odette Ndoye (26 ans, Nantes)
Centrales: Pauline Martin (23 ans, Mougins), Leandra Olinga (22 ans, Mulhouse), Christina Bauer (31 ans, Florence/Italie), Amandha Sylves (18 ans, Nantes)
Liberos: Amandine Giardino (24 ans, Le Cannet), Juliette Gelin (IFVB, 17 ans)
Pointues: Lucille Gicquel (21 ans, Nantes), Alexandra Dascalu (28 ans, Bacau/Roumanie)

http://www.sports.fr/volley/articles/les-bleues-retrouvent-le-gratin-europeen-2556224/

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