Refroidie par la défaite inaugurale face à la Russie, l’équipe de France a assuré et rassuré dimanche, à Nancy, en surclassant la Slovénie (30-21). De quoi permettre aux filles d’Olivier Krumbholz d’entrer pour de bon dans ce championnat d’Europe à domicile.

C’est un « Ana Gros » soulagement pour les Bleues ! Un sourire cette fois sur le visage des Françaises qui, sans cogiter ni céder aux doutes, ont offert la réaction attendue après le faux départ face à la Russie (23-26). Un deuxième match comme dans un rêve, ou presque, dans cet Euro 2018 à la maison, qui proposait pourtant un adversaire dangereux, lui aussi déjà battu et donc dos au mur, avec cette équipe de Slovénie victorieuse des championnes du monde l’an passé, en ouverture du Mondial (*), emmenée par leur star… Ana Gros, mais qui n’a pas fait le poids à Nancy, où la France a déroulé une partition digne d’un prétendant au titre (30-21).

L’entame de match parle pour elles avec 4 tirs sur la barre slovène, mais pourtant un premier gros écart d’entrée (4-0, 7e). Et Gros multiplie les mauvais choix… Il faut attendre plus de dix minutes de jeu pour voir enfin Amandine Leynaud s’incliner (5-1, 12e). Le calvaire de la meilleure joueuse slovène continue avec une pénalité de 2 minutes pour la Brestoise (18e). Et la France est facile dans ce deuxième match, à l’image d’une Grâce Zaadi déchaînée d’un bout à l’autre du terrain, en défense comme en attaque avec 5 de ses 6 buts inscrits au cours de ce seul premier acte (9-2, 19e). La mine réjouie et les applaudissements sans retenue d’Olivier Krumbholz sur chaque but tricolore ne trompent pas : son équipe entre enfin pleinement dans sa compétition avec ce confortable matelas de neuf buts d’avance à la pause (17-8).

Foppa dans le vrai

On pourrait craindre un relâchement, mais les Bleues, même moins précises dans leur jeu, ne lâchent rien. L’engagement sans retenue d’une Alexandra Lacrabère retrouvée, qui balancée dans la zone reste à terre, mais se relève pour repartir au combat de plus belle ou encore le sacrifice d’Allison Pineau pour envoyer marquer Pauline Coatanea (14-22, 45e) sont autant d’illustrations de cette hargne tricolore.  

Et la jeunesse est aussi à l’honneur avec les débuts en sélection de la première joueuse née dans les années 2000 et l’entrée prometteuse de Pauletta Foppa – elle fêtera ses 18 ans fin décembre ! – qui donne 10 longueurs d’avance aux Bleues en marquant son premier but de la compétition d’un tir en plein lucarne (25-15, 51e). Il ne peut rien arriver à cette équipe de France souveraine, qui s’offre même la barre des trente buts au coup de sifflet final. Du bon boulot, à confirmer dès mardi face au Monténgro (21 heures).  

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(*) En Allemagne, les Bleues avaient déjà connu un revers d’entrée face aux Slovènes (23-24), avant d’aller au bout pour conquérir l’or mondial.

http://www.sports.fr/handball/euro-femmes/articles/hand-d-leur-euro-est-lance-bien-lance-2334203/

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