Un Paris soulagé mais longtemps nerveux

Un Verratti – mais ce n’est pas une première hein – qui conteste ou presque chaque décision arbitrale. Un Thomas Tuchel au masque affiché à la pause. De gros cris de rage – soulagement aussi – lâchés au moment de l’ouverture du score sur penalty d’Edinson Cavani (57e). Dominateur tout au long du match, le PSG, peu inspiré sans Neymar, n’a pas caché une certaine nervosité au fur et à mesure d’une rencontre que Régis Gurtner a longtemps rendu frustrante pour les joueurs de Thomas Tuchel. L’élimination en Coupe de la Ligue et le scénario du match contre Guingamp étaient visiblement dans toutes les têtes.

Il aura fallu attendre la main d’Alexis Blin et le penalty concédé par Amiens pour que les esprits parisiens se détendent un peu. L’expulsion de Khaled Adenon, pour un deuxième carton jaune (66e), a définitivement déridé les visages Rouge et Bleu, qui ont ensuite corsé l’addition face à des Picards sans plan B (3-0) et moins saignants en fin de match. A l’arrivée, Paris a renoué avec un score large (comprenez une victoire avec trois buts inscrits), ce qui ne lui était plus arrivé depuis le 11 novembre dernier, à Monaco (4-0).

Cavani, Mbappé, Draxler, réponses sur le terrain

Ils avaient tout raté ou presque mercredi soir, sur la pelouse du Parc des Princes. Et ils avaient eu droit à une soufflante de leur entraîneur Thomas Tuchel. Attendus au tournant ce samedi à Amiens, Edinson Cavani, Kylian Mbappé et Julian Draxler ont répondu sur le terrain, le premier avec un but plein de sang-froid sur penalty pour l’ouverture du score (57e) et en adressant sa première passe décisive de la saison en L1 au second, auteur du break moins d’un quart d’heure plus tard (70e).

Quant au troisième, à l’origine du décalage pour Cavani (quel double-contact!) sur le deuxième but parisien, il a offert avec un peu de réussite à Marquinhos le droit de clore les débats (79e). Omniprésent, juste techniquement, l’Allemand a eu tout bon cette fois, plus que Di Maria, intéressant en première période, moins fringant en seconde.

Areola, une main qui change tout

Qui sait comment ce déplacement à Amiens aurait tourné pour les Parisiens si le tir croisé d’Eddy Gnahoré avait trouvé le petit filet d’Alphonse Areola? Qui sait si le piège amiénois ne se serait pas alors inexorablement refermé sur les Parisiens, les mettant sous pression trois jours après leur élimination en quarts de finale de la Coupe de la Ligue? Le portier a eu la main ferme sur sa seule grosse intervention de la partie, en s’interposant avec brio… alors que la pause fut sifflée quelques secondes plus tard. Une parade décisive sur la seule frappe cadrée, également, du camp amiénois. Souvent critiqué pour son manque d’impact sur ce type de rencontres, le portier international y a répondu, de manière autoritaire.

https://rmcsport.bfmtv.com/football/ligue-1-paris-remet-le-contact-et-retrouve-des-couleurs-1610256.html

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