Remercié par le PSG en décembre dernier, Thomas Tuchel disputera le 29 mai une nouvelle finale de Ligue des champions, cette fois avec Chelsea. Un sacré rebond pour l’Allemand, qui a su redresser en quelques mois des Blues à la peine lors de la fin de règne de Frank Lampard.

Evidemment, il ne parlera pas publiquement de revanche. Evidemment, il ne dira pas dans les médias que les dirigeants du PSG se sont trompés en le mettant à la porte. Mais au fond de lui, Thomas Tuchel doit forcément savourer un certain sentiment de revanche. Il y a quatre mois et demi, le 24 décembre, Paris le poussait dehors, la faute à un début de saison jugé en deçà des attentes, illustré par cette troisième place en Ligue 1. Son départ était officialisé le 29 décembre par un court communiqué dans lequel Nasser Al-Khelaïfi le remerciait pour son « énergie » et sa « passion », lui souhaitant « le meilleur pour son avenir ». Cet avenir, c’est une finale de Ligue des champions à disputer le 29 mai à Istanbul (sur RMC Sport). Plutôt agréable comme rebond.

Sa recette fonctionne déjà

Après avoir échoué la saison dernière face au Bayern Munich, Tuchel (47 ans) aura une nouvelle occasion, cette fois avec Chelsea, de remporter le trophée le plus prestigieux de sa jeune carrière d’entraîneur. Il lui faudra pour cela venir à bout de Manchester City et remporter son bras de fer avec Pep Guardiola, un entraîneur qu’il a déjà vaincu cette saison (1-0, le 17 avril, en demi-finale de la FA Cup). Depuis son arrivée sur le banc des Blues le 26 janvier, en remplacement de Frank Lampard, Tuchel a aussi fait tomber Carlo Ancelotti, José Mourinho, Jürgen Klopp ou encore Diego Simeone. Un casting cinq étoiles auquel il faut ajouter depuis mercredi Zinedine Zidane. Accrochés une semaine plus tôt à Madrid en demi-finale aller de la C1 (1-1), le Français et son Real sont restés impuissants lors du retour à Stamford Bridge, dominés (2-0) par des Blues aussi efficaces au pressing qu’agressifs offensivement.

Le 3-5-2 de Zidane n’a pas fait le poids devant le 3-4-3 mis en place par Tuchel. Face aux Merengues, N’Golo Kanté et sa bande ont appliqué avec une redoutable précision tout ce qui plaît tant à leur coach allemand : du surnombre sur les récupérations, de la rapidité dans les transitions et le porteur du ballon sans cesse harcelé. Un plan bien maîtrisé. Et un discours passionné qui a séduit à la fois les plus jeunes (Mason Mount, Christian Pulisic…) et les tauliers du vestiaire (César Azpilicueta, Jorginho…). Fébrile et seulement neuvième de son championnat lors de l’éviction de Lampard, Chelsea est redevenu une forteresse. Pas encore infaillible mais suffisamment solide pour espérer remporter une deuxième Ligue des champions, neuf ans après celle décrochée par Roberto Di Matteo, qui était également arrivé en cours de saison chez les Blues.

Les mots forts de Thiago Silva

Toutes compétitions confondues, le bilan de Tuchel affiche seize victoires, six nuls et deux défaites. Plus que satisfaisant. Et en plus de briller sur la scène européenne, il a remis Chelsea dans le top 4 de la Premier League, synonyme de qualification pour la prochaine Ligue des champions, et aura une première finale à jouer le 15 mai, contre Leicester, en FA Cup. De quoi laisser des regrets au PSG, actuel deuxième de Ligue 1 avec Mauricio Pochettino – à un point du Losc – et mis à terre par Manchester City en demi-finale de la C1 ? Possible, à en croire Thiago Silva. « Avec l’arrivée de Tuchel, je pense que beaucoup de choses ont changé. On a mérité notre résultat. Ce n’est pas une revanche. Le PSG a fait son choix, de me laisser partir, de dégager Tuchel aussi. C’est difficile à expliquer, pour moi c’était triste, mais le plus important c’est qu’on soit contents ici avec Chelsea. C’est notre rêve aussi de gagner la Ligue des champions cette année », a lancé l’ancien capitaine parisien mercredi au micro de RMC Sport.

Tuchel, premier entraîneur à se qualifier deux fois de suite pour la finale de la Ligue des champions avec deux clubs différents, s’est montré moins bavard sur le sujet : « Ce n’est pas contre le PSG ou pour montrer quoi que ce soit, c’est un cadeau de travailler dans le foot chaque jour, d’avoir des gars qui poussent et qui ont confiance en moi. » Et en termes de cadeau, cette finale à venir n’a pas grand-chose à voir avec cette lettre de licenciement reçue sous son sapin lors du réveillon de Noël.

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