Victor Osimhen a un lourd fardeau cette saison au LOSC. Celui de faire en partie oublier le départ de Nicolas Pepe comme principal finisseur. Un défi qui ne lui fait pas peur, qu’il assume sans doute au-delà des attentes, avec sept buts cette saison en championnat et deux Ligue des champions. Il faut dire que la pression du monde professionnel n’a que très peu d’impact sur un homme qui a connu l’enfer de Lagos. C’est dans cette ville de 21 millions d’habitants qu’il s’est forgé.  

« Là d’où je viens, c’est difficile de croire en l’avenir »

« C’était vraiment dur, confesse-t-il dans un entretien accordé à L’Equipe. Ma mère et mon père assumaient tout. On était trois garçons et quatre filles, on vivait tous dans une pièce. Mes parents avaient du mal à payer le loyer et le reste. Quand ma mère est morte, j’avais six ans. Mon père a perdu son boulot juste derrière. C’était la fin du monde pour nous. Là d’où je viens, c’est difficile de croire en l’avenir, le quotidien est si mauvais. Personne ne peut t’aider car les gens n’ont rien. »

Vendeur de bouteilles d’eau, chantiers, églises…

La survie était l’objectif du petit Victor Osimhen. « La seule solution, ce sont les petits boulots et à six ou sept ans, il faut y aller », raconte-t-il. Le Nigérian a « vendu des bouteilles d’eau », « travaillé sur les chantiers », « dans les églises ». Le choix, il ne l’avait pas. « Le football était mon seul espoir car, dans ces jobs, tu dois accepter ce qu’on te donne. S’ils te payent 10 euros pour travailler quatre jours sur un chantier, c’est le maximum, mais tu es obligé d’accepter. »

Le héros de sa famille

Le football, il ne lui « a rien donné pendant longtemps, pas même un sucre ». L’extrême précarité, il l’a quittée grâce à ses performances à la Coupe du monde des moins de 17 ans. Alors attaquant de l’Ultimate Strikers Academy, club basé à Lagos, il se fait repérer avec la sélection par Wolfsburg qui le signe en janvier 2016. Sa prime à la signature, il n’y a pas touché. Tout est parti au Nigeria, pour faire une maison à son père, frères et soeurs. « Aujourd’hui, ma vie est presque parfaite », affirme Victor Osimhen.

https://rmcsport.bfmtv.com/football/lille-osimhen-raconte-son-enfance-tres-difficile-1802991.html

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