Contrôlée positive à l’EPO le 18 septembre dernier, l’athlète française Ophélie Claude-Boxberger, spécialiste du 3000m steeple, clame son innocence et déplore le lynchage qu’elle subit depuis près de trois semaines, ce samedi, dans les colonnes de L’Equipe.   

Les mots sont lourds de sens, tel le fardeau qu’Ophélie Claude-Boxberger charrie depuis près de trois semaines et la révélation de son contrôle positif à l’EPO, le 18 septembre dernier, peu avant les Mondiaux d’athlétisme de Doha. « Ma vie s’est arrêtée le 5 novembre, souffle l’intéressée dans un entretien accordé à L’Equipe et publié ce samedi. J’ai perdu 6 kg depuis l’annonce de mon contrôle. C’est très difficile, je suis traitée pire qu’une criminelle. Il y a le regard des gens. Aujourd’hui (jeudi), dans tout Montbéliard il y a de grandes affiches devant les kiosques à journaux avec écrit: ‘Dopage, Ophélie Claude-Boxberger suspendue d’aides par la ville de Montbélliard’. Ma famille reçoit des appels. Les gens en parlent dans la rue. J’aimerais que la vérité soit faite mais les gens sont en train de me couper la tête, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de détruire une vie. La réaction est démesurée. Car pour le moment il n’y a rien. »

L’athlète de 30 ans, spécialiste du 3000m steeple, assure ne pas comprendre ce qui lui est tombé sur la tête ces jours-ci, d’autant que sa performance lors des Championnats du monde n’a pas été à la hauteur. « Je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. Il n’y a pas de produits dopants chez moi […] Comment vais-je prouver que ce n’est pas moi ? A Doha, je me fais éliminer en série, je suis à la rue (14e). […] Je me serais dopée alors que… Il y a un problème ! » Et d’ajouter quant à la rumeur: « Sur quoi se basent ces gens ? Oui, je ne suis pas hyper régulière dans mes performances car je suis une acharnée de l’entraînement. J’ai des coups de fatigue et je fais des contre-performances. Quand je prends de la récupération, ça va mieux. S’il y a un profil type de dopés, qu’ils le donnent et on annoncera les contrôles positifs directement. »

En colère, la jeune femme s’est réfugiée dans le Doubs, dans son cocon familial, et réclame l’analyse du fameux échantillon B dans les plus brefs délais. « Je n’ai jamais eu de ‘no show’ (contrôle antidopage inopiné manqué), jamais eu d’alerte sur mon passeport sanguin. Je fais super attention, je suis perfectionniste, je ne vais pas faire de conneries à mal me localiser… A un moment donné, il y a des règles. Quand tu es athlète de haut niveau, tu les connais ! » Sur ses quatre contrôles subis depuis la mi-août, seul celui du 18 septembre s’est révélé positif. RAS sur ceux du 20 août, du 22 septembre et du 12 octobre. « Je ne sais pas où je vais, il n’y a pas de date, je ne sais pas. J’ai demandé l’analyse de l’échantillon B. Je n’ai aucune information supplémentaire, déplore la quadruple championne de France. C’est à la gendarmerie de prouver. Moi, je dis qu’il y a forcément une explication… »

http://www.sports.fr/athletisme/articles/ma-vie-s-est-arretee-clame-claude-boxberger-2632520/

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