Le 5e sacre de Lewis Hamilton est au mieux retardé. A l’issue d’un GP des Etats-Unis qui pouvait le consacrer quintuple champion du monde, Kimi Raïkkonen s’impose devant Max Verstappen. Hamilton 3e, Sebastian Vettel, au pied du podium, retarde l’échéance.

Kimi Raïkkonen l’a fait ! Après 37 Grands Prix sans parvenir à gagner la moindre place dans un premier tour (série en cours sur les saisons 2017 et 2018 réunis), le Finlandais, fort de ses gommes ultra-tendres au départ (à la différence d’Hamilton et Vettel), s’est envolé de sa deuxième place pour déposer le poleman Lewis Hamilton sur ce circuit d’Austin enfin offert, après deux jours de pluie, au soleil et à un grand ciel bleu. Et qui va lui permettre de renouer avec le succès cinq ans après (*) !

Sauf que derrière Sebastian Vettel, qui s’est élancé en cinquième position (suite à une pénalité de trois places), n’assure pas et dès ce premier tour part à la faute, à la lutte avec Daniel Ricciardo. Une touchette et un tête-à-queue qui rejette le pilote allemand à la quinzième place !

Sébastien Grosjean se rate également dans ce premier tour et vient taper son compatriote Charles Leclerc. « A domicile », le pilote Haas est contraint dans la foulée à l’abandon. Tout comme Ricciardo, plus que jamais sur le thème « lonesome cow-boy » et encore trahi par sa Red Bull au neuvième tour, avec une conséquence directe sur la course, puisque la « virtual safety car » bouleverse les stratégies (et fausse comme trop souvent la course ?). Elle offre surtout un rapproché à Hamilton dans les roues de Raïkkonen à la faveur d’un passage au puits toutefois prématuré chez Mercedes.

7 points suffiront à Hamilton

Pourtant, « Ice-man » va user ses pneus jusqu’à la corde pour garder avec fair-play et beaucoup de talent Hamilton en respect, avant de rallier à son tour les stands au 21e tour. Le Britannique en tête, Vettel seulement troisième, le titre tend les bras au pilote Mercedes, protégé qui plus est par le rempart Valtteri Bottas prompt à s’effacer suite à l’arrêt de son coéquipier. Et puisque rien ne va depuis ce 51e tour fatal du Grand Prix d’Allemagne pour Vettel, qui rentre, lui, aux stands sans doute deux tours trop tard et perd aussi du temps sur son arrêt, le sacre s’annonce…

C’est sans compter des pneumatiques qui souffrent sur la Mercedes et contraignent Hamilton à un second arrêt ; reparti devant Vettel, Hamilton profite encore de la logique d’écurie respectée à la lettre par Bottas, mais bute sur un Max Verstappen, qui s’est élance en… dix-huitième position, mais a conduit sa Red Bull jusque dans le sillage d’un Raïkkonen de nouveau leader. Le quadruple champion du monde a besoin d’une place pour rejoindre Schumacher (7 titres en 1994, 1995, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004) et Fangio (5 titres en 1951, 1954, 1955, 1956, 1957), mais le jeune Néerlandais, malgré des pneus plus vieux de quinze tours (!), ne va rien lâcher et résister à une extraordinaire passe d’armes entre les deux hommes à deux tours de la fin, dont « Max » sort vainqueur, tandis que Vettel, lui, saute Bottas pour échouer au pied du podium et retarder l’échéance.         

« Il faut continuer à attaquer en vue de la prochaine course. (…) On est dans le Top 3, la bataille reste serrée avec Ferrari et ça va continuer le prochain week-end« , commentait à chaud Hamilton, certes empêché d’enchaîner un cinquième succès américain, mais dont le cinquième sacre (après 2008, 2014, 2015 et 2017), semble, tout au plus, retardé. Sept points lui suffiront sur l’un des trois derniers Grands Prix pour parvenir à ses fins. Quel que soit les résultats de Vettel. 

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(*) Raïkkonen ne s’était plus imposé en F1 depuis le GP d’Australie 2013, sur le circuit de l’Albert Park. Il courait alors sur Lotus-Renault.

http://www.sports.fr/f1/articles/gp-etats-unis-manita-retardee-pour-hamilton-2298149/

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