Il y a ces trois éliminations précoces en Ligue Europa, en Coupe de la Ligue et en Coupe de France. Et il y a aussi cette spirale négative: huit matchs de suite toutes compétitions confondues sans la moindre victoire, dont quatre en Ligue 1, pire série depuis 2016.

Alors que l’OM est actuellement 9e du championnat (en prenant 1,56 point en moyenne par match), les supporters phocéens ont encore demandé dimanche soir le départ de Rudi Garcia après le match nul face à Monaco (1-1).

Mais le bilan du coach marseillais est-il si noir en cet exercice 2018-2019? Petit comparatif avec les trois derniers techniciens remerciés par l’OM.

Elie Baup (2013-2014): un parcours acceptable en L1, mais un zéro pointé en C1

OM 4e de L1 à son départ, 1.59 point de moyenne par match

L’histoire avait pourtant bien commencé. Nommé en juillet 2012 à la tête de l’OM pour remplacer Didier Deschamps, Elie Baup, l’homme à la casquette, avait réussi lors de sa première saison à conduire l’équipe à une inattendue 2e place en championnat, à la faveur de nombreuses victoires par un but d’écart, spécialité phocéenne cette saison-là.

Seulement, le second exercice n’a pas débuté comme voulu, et le 7 décembre 2013, Baup était remercié, remplacé par José Anigo jusqu’à la fin de la saison. La direction du club avait jugé qu’après 17 journées de championnat, « la courbe de résultats ne correspondait pas aux objectifs fixés et qu’une décision forte devait être prise pour relancer l’équipe ».

L’OM n’était pourtant « que » 4e de Ligue 1 après deux défaites de suite contre Lille (1-0) et Nantes (1-0). Mais Baup avait payé le retard déjà considérable sur le podium (9 points d’écart), l’irrégularité des troupes en championnat (8 victoires, 3 nuls, 6 défaites), et sans doute aussi la mauvaise image laissée sur la scène européenne.

Car sous ses ordres, l’OM s’était illustré en perdant ses 5 premiers matches de poule de Ligue des champions contre Arsenal, Dortmund, et Naples. Le zéro pointé, complété lors du 6e et dernier match de C1 avec Anigo, reste aujourd’hui la pire performance d’un club français dans cette compétition.

Michel (2015-2016): 10 matchs de L1 à la suite sans victoire, aucun succès à domicile à partir de septembre

OM 15e de L1 à son départ, 1.18 point de moyenne par match

« On va se régaler », avait-il annoncé à son arrivée. Propulsé entraîneur de l’OM en août 2015 suite au départ surprise de Marcelo Bielsa, Michel Gonzalez, l’ancienne gloire du Real Madrid, avait débarqué à Marseille avec un sourire ravageur et des promesses de beau jeu. Mais le 19 avril 2016, soit à peine huit mois plus tard, le technicien espagnol prenait la porte.

A la différence de l’OM version 2018-2019, celui de Michel avait, cette saison-là, à peu près réussi à exister lors des différentes coupes, se hissant jusqu’en 16e de finale de la Ligue Europa (éliminé par Bilbao), en quarts de la Coupe de la Ligue (éliminé par Toulouse), et surtout en finale de la Coupe de France (battu par le PSG), heureuse parenthèse d’une triste année.

Mais ce sont les résultats catastrophiques en championnat qui ont coûté à Michel sa place. Alors qu’il visait le top 5 en début de saison, voire le podium, l’OM ne dépassera jamais la 8e place en milieu de saison. Pour s’enfoncer dangereusement ensuite. Après une victoire à Montpellier (1-0) le 2 février, l’OM avait enchaîné 10 matchs de suite sans gagner en L1: 6 nuls, 4 défaites, dont une fessée 5-2 infligée par Rennes à la maison. C’est durant cette série noire que le virage sud du Vélodrome avait fait défiler des chèvres. Et c’est le 10e match en question, une défaite à Monaco (2-1) qui scellera le sort de l’Espagnol. L’OM était alors 15e à quatre journées de la fin, avec seulement six longueurs d’avance sur le premier relégable. Repris par Franck Passi, il se sauvera et finira 13e.

De Michel, ce sont aussi les « incroyables » performances à domicile qu’on retient. Après deux premiers succès au Vélodrome fin août et début septembre, son équipe ne gagnera pas un seul des 14 matchs suivants à la maison en Ligue 1.

Franck Passi (2016-2017): une 12e place, mais une invincibilité à domicile

OM 12e de L1 à son départ, 1.33 point de moyenne par match

Après un intérim satisfaisant en fin de saison précédente, et alors que l’OM évoluait en eaux troubles dans une période de rachat, Franck Passi avait été maintenu entraîneur en chef en début de saison 2016-2017. Il ne sera pas resté longtemps en poste: le 20 octobre 2016, la nouvelle direction le mettait à l’écart et le remplaçait par Rudi Garcia.

Après neuf petites journées de Ligue 1, l’OM pointait alors au 12e rang, avec trois victoires, trois nuls et trois défaites. Un bilan assez moyen, donc, même si Passi sera resté invaincu au Vélodrome, et aura relancé l’équipe dans son antre.

Plus que ses performances (il n’a même pas eu l’occasion d’entamer les différentes coupes), l’ancien adjoint avait alors fait les frais du contexte, et des ambitions des nouveaux propriétaires.

https://rmcsport.bfmtv.com/football/om-baup-michel-passi-avec-quelle-situation-sportive-les-derniers-entraineurs-ont-ete-limoges-1610949.html

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