Artisan incontournable de la reconquête toulousaine, William Servat peut quitter, après 26 ans de présence, le Stade avec le sentiment du devoir accompli. Le futur adjoint de Fabien Galthié en équipe de France est convaincu de la capacité de son club à dominer à nouveau durablement son sujet.

William, vous pouvez tourner la page du Stade Toulousain dans la sérénité… (*)
C’est vrai qu’aujourd’hui, avec la saison qui a été faite, je pense qu’il faudra attendre quand même quelques années, voire très, très longtemps, pour trouver un groupe, une équipe qui puisse avoir autant de résultats. La saison est quand même extraordinaire et ce groupe, sincèrement, est extraordinaire. C’est un mélange de fougue, parce qu’il y a de la jeunesse, on a des mecs qui ont du caractère, avec l’envie de provoquer un peu les choses… Et ces mecs-là arrivent à avoir des résultats comme on a pu avoir. C’est vraiment une chance pour nous d’entraîner des mecs comme ça, on ne peut que les féliciter et profiter un maximum avec eux de ces moments.  

Comment avez-vous vécu cette dernière finale ?
Pleinement, avec énormément d’envie et une grosse préparation. On parle d’aboutissement, mais c’est vraiment le prolongement d’une saison exceptionnelle et au-delà de ce qui aurait pu se passer, si ça avait dû mal tourner, on avait vraiment cette envie d’aller au bout et on n’avait pas forcément atteint notre objectif. C’est chose faite. J’en parle beaucoup, mais c’est une réalité et quand on voit comment vit ce groupe, aussi sain, aussi performant et aussi proche, c’est une grande chance.

Quel avenir prédisez-vous à ce groupe à ce point exceptionnel ?
Une chose est certaine, la nouvelle dynamique amorcée est extraordinaire. La volonté de ce club est de grandir. Et ce n’est pas encore fini, parce qu’il y a des projets qui vont naître grâce à toute la matière grise qui peut gravite autour du Stade Toulousain. Et le projet est tout simplement monstrueux.

Que ressentez-vous à l’heure du départ sur un plan personnel ?
Bien sûr que c’est particulier, c’est un chapitre de vie extraordinaire. Bien sûr que je suis heureux au Stade Toulousain, bien sûr que c’est mon club de cœur. J’ai vécu tant de choses, ç’aurait pu se terminer plusieurs fois entre les sollicitations et les interrogations, mais ça n’a jamais été le cas. Je sais ce que j’ai fait pour mon club, mais je sais aussi ce que je lui dois. Et aujourd’hui, ce que je lui dois, c’est l’opportunité d’aller entraîner l’équipe de France pour une Coupe du monde qui a lieu en France. Quoique les gens puissent dire, avoir la chance de pouvoir entraîner la nation dont j’ai porté le maillot, et qui représente quelque chose pour moi, c’est un honneur et il était impossible de le refuser. Les conditions sont extraordinaires, entraîner une équipe de France pour une Coupe du monde en France, je le répète, c’est un évènement qu’on ne peut vivre qu’une fois dans sa vie. J’ai eu des échanges avec Fabien (Galthié) et Raphaël (Ibanez) qui ont été excellents. Et la chance d’avoir un groupe qui a envie de construire quelque chose d’hyper sain.         
——————————-
(*) Servat a rejoint le Stade Toulousain chez les juniors en 1993 à l’âge de seulement 15 ans, avant de disputer 14 saisons chez les professionnels (1999-2013), puis d’endosser le rôle d’entraîneur en charge des avants (2012-2019).  

http://www.sports.fr/rugby/top-14/articles/toulouse-servat-le-projet-est-tout-simplement-monstrueux-2500298/

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.