Trois ans après, il est bien de retour. En chair et en os. Quelques semaines après l’officialisation de sa nomination comme entraîneur en chef du Stade Français, qu’il a dirigé entre 2013 et 2017, l’Argentin Gonzalo Quesada a donné ce mardi une longue conférence de presse de reprise, en compagnie du directeur général Thomas Lombard et du propriétaire allemand Hans-Peter Wild.

« Je suis très honoré de revenir, merci de me confier la responsabilité de cette équipe, je sais ce que ça représente et ça me plait, a d’abord lancé le technicien de 46 ans. J’arrive avec beaucoup d’enthousiasme. Merci à Thomas, puisque sans sa patience je ne serais peut-être pas là. (…) C’est vrai que j’étais engagé sur un projet de trois saisons aux Jaguares (qui ont été écartés du Super Rugby en raison de la crise sanitaire, ndlr), mais Thomas a été têtu quand je lui ai expliqué qu’il me restait un an de contrat. Il a senti dans ma réponse que je n’étais pas insensible à sa proposition. Après avoir passé quatre ans à la tête d’un club, quand ce dernier fait appel à toi dans un moment important, ça te touche. »

« On a un staff et un effectif pour faire une belle saison »

Depuis 2017, l’ancien ouvreur a toutefois pu constater que le club de la capitale a bien changé. Et a bien sûr aperçu le classement de la saison dernière en Top 14, avec un Stade Français lanterne rouge au moment de l’arrêt définitif. « On a commencé à travailler avec de l’ambition et beaucoup d’humilité, glisse Quesada. Une humilité liée aux résultats du club ces derniers mois. »

Ce qui ne l’empêche pas de saluer le travail du duo Julien Arias-Laurent Sempéré, avec qui il va collaborer. « J’ai vu tous les matchs, certains en direct, certains après, mais j’ai observé un réel changement d’état d’esprit et de jeu, assure l’Argentin. Il s’est passé quelque chose dans l’équipe, et c’est tout à leur mérite. Je ne les connaissais pas en tant que coachs, mais en tant que joueurs, en tant qu’hommes. Et je savais que je pouvais faire confiance à ces hommes-là. C’est très important pour travailler ensemble. Même si on aura beaucoup de joueurs qui partent et peu de recrues, on a un staff et un effectif pour faire une belle saison. »

En effet, comme l’a ensuite précisé Lombard, le Stade Français va laisser partir huit joueurs (dont Mapoe, Combrinck, Daguin et Pyle) pour n’en accueillir que quatre nouveaux. Deux arrivées ont d’ailleurs été actées: celle du pilier géorgien Vasil Kakovin (un an) et celle du troisième ligne argentin Marcos Kremer (trois ans).

« Tout ce qui s’est passé avant, c’est derrière nous »

Qu’espère faire Quesada avec ce groupe? « Avant de parler de résultats, l’objectif principal c’est que nos familles, nos supporters, nos partenaires, tous ceux qui aiment ce club, voient une équipe qui les rend fiers, assure-t-il. Si on arrive à les rendre fiers et heureux, le premier objectif sera atteint, ce sera une bonne base. »

Mais le travail est immense, et ne sera pas facilité par les succès d’autrefois. « Tout ce qui s’est passé avant, c’est derrière nous, on regarde l’avenir et le plus important est ce qui va arriver maintenant, reconnait l’entraîneur. Je suis conscient du challenge qui m’attend, j’aurais pu revenir à Paris pour voir des matchs en me souvenant des bons moments, mais je n’ai jamais trop calculé dans ma carrière. Je n’ai jamais pris de challenge sans adversité, cela me plait, ça rend le défi encore plus fort et plus beau. Je comprends qu’il y ait beaucoup d’attentes, beaucoup d’expectatives, mais moi ce qui me préoccupe c’est à court terme de remettre notre équipe en forme physiquement, en forme techniquement, et de créer des bases solides. Je ne me laisse pas distraire par les commentaires autour. J’ai pris ma décision avec ma tête et mon cœur. On y est, il n’y a aucun calcul à faire, c’est une belle aventure qui commence. »

Une baisse des salaires des joueurs

Par ailleurs, le club a annoncé avoir trouvé un accord avec les joueurs pour une baisse des salaires de 20%. « Nous avons trouvé un accord sur un effort assez significatif. Il était important que les joueurs comprennent la difficulté de la situation. Ils étaient au courant dès le départ, ils ont répondu présent », a d’abord expliqué Thomas Lombard, le directeur général des Soldats Roses, sans rentrer dans les détails. « C’est une baisse de 20% pour tout le monde », a ensuite précisé Wild. Les clubs de Castres, Toulouse, Toulon, Pau, Brive, Clermont, Montpellier ou encore Bordeaux-Bègles ont également signé des accords similaires lors des dernières semaines.

https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/stade-francais-quesada-veut-rendre-fiers-les-amoureux-du-club-1941147.html

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