Dans son protocole de reprise, la Ligue identifie deux périodes: la phase actuelle de présaison puis la phase de compétition. Elle est actuellement pleinement concentrée sur la première. La priorité étant de mettre en place un principe de précaution « extrême » comme nous l’a expliqué Bernard Dusfour le président de la commission médicale de la LNR.

Ce dernier était au centre d’une réunion samedi soir avec la direction de la Ligue et les différents médecins du Top 14. Il a été demandé aux clubs de veiller au renforcement des « attitudes préventives ». A savoir les gestes barrières, le port du masque et surtout le fait d’éviter au maximum les contacts avec l’extérieur. Tous doivent évoluer dans une véritable « bulle sanitaire ». Certains clubs projetaient d’organiser des événements avant la reprise du championnat (comme des sorties de cohésion), il leur a été demandé de les annuler. L’objectif étant d’arriver pour le début du Top 14 à un nombre de Covid-19 se rapprochant au maximum de zéro.

Quel protocole pour les cas contact?

Au cours de cette réunion les clubs se sont inquiétés de la gestion des « sujets contact ». C’est-à-dire les joueurs qui ont été en contact avec des porteurs du virus. Doivent-ils être écartés? Un certain flou persiste. Beaucoup de médecins dénoncent d’ailleurs une certaine hypocrisie car certains joueurs ont forcément été en contact avec des porteurs du virus, mais sans le savoir.

De leur côté, les entraîneurs, qui se sont réunis en visioconférence vendredi ont demandé à ce que les joueurs ayant été en contact avec des porteurs du virus soient traités normalement, comme des joueurs sains, jusqu’à ce qu’ils soient déclarés porteurs éventuellement. Dans le cas contraire ils jugent que la situation deviendrait « ingérable ». Ils estiment qu’il y a suffisamment de tests et qu’il faut se baser sur ces tests et non sur des suspicions.

Un protocole médical pas assoupli

Pour éviter une propagation du virus et que les clubs ne deviennent des clusters, la commission médicale préconise de procéder à des entraînements « par petits groupes ». Voire de les arrêter au moment où la situation ne semblerait plus sous contrôle. Mais les agences régionales de santé (ARS) peuvent aussi imposer des restrictions aux clubs. La difficulté étant que chacune de ces agences ont une attitude qui peut être différente en fonction des régions.

Quoi qu’il en soit le protocole médical ne sera pas assoupli même si certains clubs l’ont réclamé ces dernières semaines. La LNR et la commission médicale tablent sur de nouvelles recommandations pour rassurer les clubs et leur apporter plus de visibilité.

https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/top-14-face-a-la-montee-de-coronavirus-dans-les-clubs-le-rugby-tente-de-s-organiser-1961501.html

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