La scène est inquiétante et interroge en Angleterre. On joue la 32e minute de la demi-finale aller de Ligue des champions entre Tottenham et l’Ajax (0-1) ce mardi. Jan Vertonghen est heurté par André Onana lors d’un duel aérien et se fait soigner son visage en sang. Il finit par faire son retour sur le terrain… juste pendant quelques minutes, avant de demander son changement définitif (39e, remplacé par Moussa Sissoko).

Visiblement victime d’un malaise et de vomissements, le défenseur belge est sorti soutenu par le staff médical et Mauricio Pochettino lui-même. « Maintenant ça va, on est un peu plus serein, a rassuré le manager des Spurs en conférence de presse. J’espère que ce n’est pas grave. Il faut garder un oeil sur lui, lui faire passer des examens. Ce fut un gros coup et j’espère que ça ira. Mais à l’instant T, ça va. »

Un protocole médical strict

Outre-Manche, la scène choque. Car les Anglais n’ont pas oublié le cas Ryan Mason, victime d’un traumatisme crânien en janvier 2017 lors d’un choc tête contre tête avec Gary Cahill. Le joueur de Hull City avait dû prendre sa retraite un an plus tard.

Reste à savoir qui est responsable de ce raté du soir. Car visiblement, Jan Vertonghen n’était pas apte à retourner sur le terrain. « J’ai beaucoup parlé de ça avec nos médecins. Ils peuvent être suspendus, poursuivis. C’est vraiment important, explique Arsène Wenger sur BeIN Sports. Il y a des règles très strictes et ils ont peur d’être bannis s’ils prennent une mauvaise décision. Je ne prends pas du tout ça à la légère. Je pense que les docteurs, aujourd’hui, sont très bien formés pour faire face à ces problèmes à la tête. »

Le médecin a le dernier mot

Concernant la décision de faire rejouer Jan Vertonghen, Mauricio Pochettino assure ne pas en être à l’origine. « C’était la décision du médecin, assure l’Argentin. Je pense que c’est important qu’il y ait des règles et des protocoles. Notre staff a suivi le protocole. Je n’ai jamais été impliqué. La décision était celle du docteur. L’arbitre a demandé. Et nous avons eu besoin de le sortir parce qu’il ne se sentait pas bien. »

L’arbitre avait d’ailleurs bien interrompu le match et demandé au staff de soigner le défenseur hors du terrain, comme il est tenu de le faire. Le protocole commotion prévu par l’UEFA date de 2014. « En cas de commotion cérébrale présumée, l’arbitre doit interrompre le jeu afin de permettre l’évaluation du joueur blessé par son médecin d’équipe, conformément à la Loi 5 des Lois du Jeu de l’IFAB. En principe, cette évaluation ne devrait pas prendre plus de trois minutes, sauf si la gravité de l’incident nécessite le traitement du joueur sur le terrain de jeu ou son immobilisation sur le terrain de jeu en vue de son transfert en urgence à l’hôpital », prévoit l’article 47.

« Le plus important, c’est de protéger l’intégrité du joueur. Je n’étais évidemment pas en dehors de la conversation. Mais notre staff médical a suivi le protocole et a décidé qu’il était possible pour lui de reprendre le match, détaille Pochettino dans des propos relayés par le London Evening Standard. […] J’étais inquiet parce que la santé des joueurs passe avant le match. Dans ce type de situations, le staff médical est souverain, je dois les écouter et prendre une décision. »

https://rmcsport.bfmtv.com/football/tottenham-ajaxpochettino-assure-que-le-staff-medical-a-valide-le-retour-en-jeu-devertonghen-1683273.html

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