La nouvelle saison de Top 14 s’ouvre ce week-end, placée sous le signe de la Coupe du monde au Japon (20 sept.-2 nov.), qui va amputer le championnat de France et son antichambre de la Pro D2 d’une centaine de joueurs.

« Il faut voir avec eux, ils sont là… Pas avec moi. » Lundi, lors de la « Causerie de rentrée » organisée par la Ligue nationale de rugby (LNR), qui rassemblait pour l’occasion à Paris les trente capitaines des clubs du Top 14 et de Pro D2, Morgan Parra n’était pas habilité à trouver une solution à l’éternel dilemme de l’harmonisation des calendriers du rugby. Et le demi de mêlée international de l’ASM Clermont Auvergne de renvoyer aux huiles de la Ligue présentes…

Le président Goze donnait le change à la veille de l’ouverture ce week-end d’une nouvelle saison de Top 14 forcément particulière en raison de la Coupe du monde au Japon (20 septembre-2 novembre), dont le télescopage avec le feuilleton d’un championnat de France en mode sacrifice, diront certains, va se poursuivre sur pas moins de huit premières journées au cours desquelles l’élite, et avec son antichambre de la Pro D2, vont être privées d’une centaine de joueurs internationaux, mobilisés par ce Mondial nippon.

Et le JIFF s’intensifie

Et pourtant, Paul Goze parvient, ou plutôt fait semblant de s’accommoder de cette incongruité propre à l’ovalie: « Les Français amateurs de rugby ont deux passions, le XV de France, et leur club. Ces passions sont complémentaires, et la Coupe du monde est une magnifique opportunité de faire émerger toute une nouvelle génération. Les plus gourmands seront comblés, ils auront une double ration de rugby cette année. » A quelques mètres, Morgan Parra, on l’aura compris, est nettement moins enthousiaste à l’idée d’avoir à batailler au moins jusque début novembre, et les quarts de finale au Japon, qui coïncideront peu ou prou avec le début de la phase de poules de la Coupe d’Europe, sans ce contingent de Mondialistes, dont Clermont et Toulouse sont les deux plus gros pourvoyeurs en équipe de France.

« Si, sur les deux premiers blocs (du calendrier), on finit parmi les quatre premiers, alors OK. Mais si on bataille et que c’est la galère, alors ce ne sera pas bon, parce qu’on n’aura pas eu notre effectif au complet« , prévient Parra.

Cette saison 2019-2020, sous l’effet de cette Coupe du monde asiatique ne connaîtra son épilogue que le vendredi 26 juin prochain, au Stade de France. Et d’ici là, comme ce fut déjà le cas en 2011 ou 2015, la jeunesse, déjà dorée des doubles champions du monde U20, aura peut-être continué à prendre le pouvoir en l’absence des habituelles stars du Top 14. D’autant que le dispositif JIFF s’intensifie avec une moyenne de joueurs issus des filières de formation, qui passe cette saison de quatorze à seize par feuille de match. Une chance à saisir.       

http://www.sports.fr/rugby/top-14/articles/un-top-14-mondial-oblige-en-mode-banzai-2555465/

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