C’est la semaine des premières. Comme Charles Ollivon habituellement puis Baptiste Serin la semaine passée avant l’Italie, Baptiste Couilloud s’est présenté en visioconférence aux côtés du manager Raphaël Ibanez ce samedi, à la veille du choc contre l’Angleterre en finale de l’Automn Nations Cup. Avec le costume de capitaine.

Car pour sa cinquième sélection, dans quelques heures à Twickenham, le demi de mêlée lyonnais fêtera sa première titularisation dans le rôle de leader de cette équipe de France remaniée et promise à l’enfer. Des responsabilités évidemment encore plus lourdes que celles déjà endossées assez naturellement dans son club du LOU.  

« Le statut de capitaine est toujours spécial au sein d’une équipe et encore plus au niveau de l’équipe nationale, disait d’ailleurs le sélectionneur Fabien Galthié un peu plus de 24 heures plus tôt. C’est un honneur suprême, une grande responsabilité mais nous avons cherché à dédramatiser, à échanger avec Baptiste en début de préparation pour lui proposer ce statut-là, il l’a accepté. Le capitanat n’isole pas, au contraire, il regroupe, il rassemble. C’est le message que nous lui avons fait passer et je pense qu’il a très bien su l’interpréter au quotidien avec ses coéquipiers. » Mais aussi avec les médias.

Certains pourraient être stressés par l’événement ou ces nouvelles responsabilités. Ce n’est visiblement pas le cas de Baptiste Couilloud, à la fois ravi et surpris d’endosser ce capitanat. « C’est vrai que c’est une posture à laquelle je ne m’attendais pas forcément, dit-il. Mais c’est, avant tout, un grand, grand honneur et j’espère porter fièrement le maillot bleu dimanche. Il y a six mois, on était dans une situation complètement différente et je n’aurais certainement pas en être là. Il y a des choses qu’on ne maîtrise pas, à moi de saisir cette opportunité. »

Le discours du jeune Lyonnais (23 ans) est clair: ces Bleus, privés de leurs tauliers, ne doivent pas se poser de questions contre un XV de la Rose ultra-favori sur le papier.

« Les critiques, on les a entendues, lues »

« Plutôt que rien à perdre, je pense qu’on a tout à gagner, précise Couilloud avant ce Crunch. C’est quand même différent. Cela prouve qu’on vient avec des intentions, qu’on ne va pas se laisser marcher dessus. Des matches contre des équipes qui, sur le papier, sont plus fortes que nous, on en a déjà joués quelques-uns. On est un groupe ambitieux, certes jeunes mais on a tous joué de belles affiches en Top 14 ou au niveau international et on est prêts à relever le défi. »

Et cette ambition n’a sans doute été que renforcée par les quolibets de la presse britannique ces derniers jours, qui parlait « d’une farce française » ou « d’une mascarade » à l’occasion de cette finale de la Autumn Nations Cup.

« Ces critiques, on les a entendues, lues, avoue le numéro 9. On en a discuté un peu en début de semaine. Mais on s’est essentiellement focalisé sur la préparation de ce match. Et elle a été très sérieuse, studieuse même. On a évoqué beaucoup d’éléments dans la préparation tactique de ce match. On est prêts pour le défi. Le message à faire passer cette semaine, c’est de saisir l’opportunité. On a la chance de pouvoir relever ce challenge : c’est une très grande équipe. On a tout à gagner dans ce match, à nous de prouver qu’on n’est pas là par hasard. » Et surtout démontrer qu’ils peuvent être mieux qu’une solution de rechange en l’absence des cadres habituels.

https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/xv-de-france-on-ne-va-pas-se-laisser-marcher-dessus-previent-couilloud-avant-l-angleterre-2014746.html

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